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The Gapiannist – Where sex conversation takes place

Tout savoir sur la masturbation

Dans ce troisième chapitre, c’est le - vaste - sujet de la masturbation qui est abordé, toujours avec des femmes de tous âges et de tous horizons. À travers ces témoignages, nous commencerons par définir ce qu’est la masturbation et les différentes pratiques qu’elle recouvre, la culpabilité qui y est encore attachée, mais aussi ses incroyables bienfaits sur nos vies et notre émancipation.




"Se toucher, c’est pas que s'auto-pénétrer"

Alors c'est quoi la masturbation ?


En tout premier lieu, rappelons ce qu’est la masturbation; la masturbation définit une pratique visant à se procurer du plaisir.

La masturbation féminine, loin de se limiter à la pénétration, consiste donc à se procurer du plaisir, seul(e) ou à deux, grâce aux parties génitales et zones érogènes de notre corps et notamment le clitoris, mais pas que.

Comme le rappelle Laurène Dorléac dans le 2ème épisode de Pluriel.le.s, le clitoris a plus de 8000 terminaisons nerveuses, ce qui en fait une bombe sensorielle quand on la stimule, mais les seins, l’aine, sont également des zones érogènes qui nous permettent de nous donner du plaisir.

Les caresses manuelles, le humping (qui consiste à utiliser par exemple un coussin ou un accoudoir), la pression de l’eau sous la douche, sont autant de manières de faire monter le plaisir, en stimulant notamment la zone clitoridienne.

La stimulation clitoridienne peut bien évidemment (et même souvent) être complétée par la pénétration vaginale, à l’aide de nos doigts ou avec un sextoy. On aborde tout ça en détail dans cet article (en collaboration avec la marque de lingerie Ysé), mais voici le B.A-BA du fonctionnement des sextoys :

  • Stimulateurs externes, donc de la vulve et du clitoris : les fameux “aspirateurs à clitoris”. Le qualificatif ne fait pas rêver mais ça décrit bien la techno à air pulsé qui vous fait monter au 7ème ciel en un temps records. Pas pour rien que Society a élu le Womanizer “meilleur coup de l’année” !

  • Stimulateurs internes : le traditionnel godemiché, avec ou sans vibromassage.

  • Les DOUBLE stimulateurs, de la partie externe de la vulve et du clitoris en même temps que la stimulation interne, par pénétration dans le vagin → Spoiler, c’est une dinguerie. Remember ? Le “rabbit” de Samantha Jones dans Sex and The City ? Hé bien les nouveaux nés du même esprit, tels le "COCO" en sont tout proches.


 

"En fait on peut faire des trucs pour nous, y a pas de honte à ça"
"J’ai eu de la chance ma mère m'a jamais dit que c'était pas normal, que je devais pas faire ça"

Masturbation féminine et culpabilité…


Eh oui, le plaisir féminin et a fortiori la masturbation féminine reste un sujet tabou et porteur de culpabilité ou de honte pour beaucoup de femmes.


- Tout d’abord, comme nous l’avions évoqué dans notre premier article dédié au sujet, rappelons nous qu’au Moyen Âge, la masturbation au sens large était considérée comme une pratique déviante et qu’au delà de cette période, toutes les religions (sauf le bouddhisme) ont condamné ou culpabilisé la masturbation, qui ne permet pas la reproduction. Les choses ont changé depuis - Dieu merci, c’est le cas de le dire - mais c’est intéressant de se rappeler d'où l'on part pour comprendre ce qui se joue aujourd’hui dans nos petites têtes et pourquoi encore trop de femmes ressentent de la culpabilité à se masturber.

- Ajoutons à cela que la masturbation est généralement mieux “acceptée” chez les petits garçons, que chez les petites filles, ce qui à l’âge adulte peut nous entraver dans la découverte de notre corps, de notre désir, de notre plaisir intime. Le rôle des parents est donc crucial dans l'épanouissement futur des jeunes enfants (encore une bonne raison de culpabiliser ces pauvres parents !!). Une petite fille réprimée lorsqu’elle se masturbe aura tendance à intégrer que la recherche de son plaisir est coupable…

- C’est normal Docteur ? Au-delà de la masturbation en tant que telle, c’est souvent la question de la fréquence qui peut culpabiliser. Est-ce normal de se masturber plusieurs fois par semaine ? Jour ? Dans ce domaine, la seule limite est celle de la compulsion. Ça veut dire que tant que vous vous faites du bien et que la masturbation ne vous détourne pas de ce qui est important pour vous, TOUT VA BIEN !! On est pas déviante parce qu’un dimanche de novembre sous sa couette on a fait turbiner son Womanizer.