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The Gapiannist – Where sex conversation takes place

Quand le plaisir est thérapeutique


Se faire du bien, se faire plaisir, jouir, avoir des orgasmes. C’est agréable, sur le moment, on se sent bien. De plus en plus, les femmes sont accompagnées dans cette direction, reçoivent des informations, des conseils et parfois des injonctions. Mais le plaisir existe-t-il simplement pour vivre un doux moment éphémère ?





L’orgasme, ce saint graal


Qu’est-ce qu’il se passe autour de l’orgasme ? Il faut jouir. Il faut prendre du plaisir. Mais pourquoi ? Alors, oui, ne nous mentons pas, cela fait du bien. Ça permet de ne penser à rien d’autre, de s’échapper, de céder à nos pulsions sexuelles. C’est un chemin aussi qui permet de se reconnecter à son corps, à soi-même, de l’écouter, de le ressentir dans un monde où l’on oublie qu’il est bien plus qu’un moyen de transport ou une carte de visite de notre identité. Et si le plaisir est partagé, c’est le moment de vivre un instant d’intimité, de partage, d’amour, de fusion.



Se faire du bien, c’est bon pour la santé


Côté médical, il n’y a pas de doute : avoir des relations régulières et satisfaisantes est associé à un meilleur état de santé. D’ailleurs, une étude récent a même montré que le fait d’avoir une vie sexuelle active était corrélée à une diminution d’à peu près toutes les causes de mortalité : en somme, le sexe, c’est la vie.


Côté sexe, côté coeur


Le lien entre notre sexualité et notre cœur, nos artères, notre circulation sanguine est clair et avéré. Les uns influencent les autres. Lors des rapports, deux bénéfices cardiaques se détachent : durant les rapports, la prise de plaisir, l’orgasme, notre rythme cardiaque subit une accélération rapide, à l’instar de notre rythme de respiration et de la tension artérielle avant de diminuer d’un coup. Ces accélérations puis décélération soudaines permettent au cœur d’être plus réactif, mieux préparé à affronter les situations de danger ou de stress.


Aussi, le plaisir sexuel et les orgasmes provoquent des sécrétions d’hormones relaxantes (sérotonine, ocytocyne etc.). Et cet état de détente bénéficie directement à notre coeur. Plus on est détendue, moins on est inquiète, moins on est stressée, moins on a de problèmes cardiaques.


Le sexe, un anti-douleur de folie


Nombreuses sont les études qui ont démontré que les personnes souffrant de douleurs chroniques de type mal de dos, douleurs articulaires, rhumatismes ont moins de douleurs durant et surtout après les rapports.


Une vie sexuelle régulière diminue l’intensité. Cela permet même à certaines personnes de diminuer, voire même d’arrêter certains médicaments antalgiques lorsqu’on les compare à des personnes qui n’ont pas de vie sexuelle épanouie et/ou régulière.


Le plaisir sexuel est aussi bénéfique contre les migraines grâce aux sécrétions provoquées par les rapports satisfaisants (endorphine par exemple) et d’autres qui sont proches de la morphine et des myorelaxants. C'est-à-dire que la douleur diminue grâce à un état cérébral moins sensible à cette dernière et un relâchement naturel des muscles.


Côté psycho, c’est pas mal non plus


C’est l’un des bénéfices les plus nets, les plus évidents de la sexualité : toutes les études qui se sont penchées sur le sujet ont démontré une amélioration des scores de dépression et d’anxiété chez les personnes qui reprennent une vie sexuelle régulière et/ou satisfaisante.


Cette dernière permet d’obtenir à terme des meilleurs “paramètres” psychologiques sur tous les points : stress, moral, sommeil, confiance en soi, estime de soi etc. Côté hormones encore, cela s’explique par la sécrétion de puissants anxiolytiques, antidépresseurs naturels comme la sérotonine, la dopamine et l’ocytocine. On continue ?


La sexualité, anti-cancer ?


Prenons l’information avec des pincettes car on ne sait pas exactement par quel moyen une vie sexuelle agréable diminue le risque de cancer (cela ne l’enlève pas, mais ça le diminue). En revanche, ce que l’on sait grâce aux études menées, c’est qu’il y a moins de cancer et de risque d’en mourir chez les personnes qui ont une vie sexuelle active.


Plusieurs hypothèses existent, la plus probante serait qu’elle provoque un renforcement de notre système immunitaire, ce qui nous rend de fait, plus résistant.es face aux cellules cancéreuses ou aux infections.


Il y a même une mention spéciale pour le cancer de la prostate et le cancer du sein :


  • Il semblerait que le fait d’éjaculer au moins une dizaine de fois par mois serait associé à une diminution du risque du cancer de la prostate : c’est d’ailleurs la même chose sur laquelle on peut agir de nous-même pour diminuer ce risque puisque les autres facteurs dépendent plutôt de la génétique et de l’environnement.


  • Côté cancer du sein, une vie sexuelle agréable et régulière diminue le risque de mortalité lié au cancer. Longtemps, l’hypothèse favorisée était celle qui expliquait que les rapports était l’occasion indirecte de palper les seins et de détecter des cancers à des stades plus précoces. Seulement, les études récentes démontrent une véritable protection biologique liée à la sexualité.


Attention, cela ne veut pas dire que le risque passe à 0 mais que c’est un facteur de diminution de risque de cancer.


Mieux que toutes les crèmes anti-âge du monde

Parmi la multitude d’hormones stimulées par une vie sexuelle régulière, il y a la DHEA : l’hormone anti-âge par excellence. Oubliez les publicités avec les peaux lisses et les os solides grâce à des crèmes à base de bave d’escargot ou d’acide hyaluronique. Grâce à la sécrétion de la DHEA et de testostérone, ainsi que la détente et le bien-être procuré par une vie sexuelle satisfaisante (on a répété satisfaisante, agréable parce que une vie sexuelle régulière non satisfaisante, ça ne compte pas !), diminue les signes de vieillissement de la peau, des os, des muscles et tous nos organes. C’est d’ailleurs pour cela qu’après un rapport sexuel, on a souvent bonne mine : on vient de se prendre un shot d’anti-âge et d’anti-stress.


Vous l’aurez compris, prendre soin de soi c’est capital. Prendre soin de sa santé sexuelle et de son bien-être intime n’est pas qu’une question de “nice to have”, c’est un véritable atout de santé générale et de bien-être global. En plus, c’est gratuit, c’est illimité, c’est un plaisir simple et disons-le : qu’est-ce que c’est bon !


Mia.co et Gapianne