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The Gapiannist – Where sex conversation takes place

Quand le désir se fait tout petit


Le tout premier motif de consultations en sexologie n’est autre que la baisse de libido, la baisse de désir qui touche entre 35 et 52% des femmes. Entourées par des injonctions aux “3 nuits par semaine”, “tu ne l’as pas fait depuis quand ?”, “ah mais nous, c’est tous les jours, sinon, on ne s’aimerait pas autant”, la question du désir interpelle que ce soit au sein du couple ou face à soi-même.





Désir, n.m.


En sexologie et sur mia.co, une baisse de libido correspond à une absence ou une diminution significative de l’intérêt pour la sexualité (dans son ensemble) qui dure depuis 3 à 6 mois, et qui occasionne une souffrance, un désagrément. Les fantasmes sexuels, l’envie de se masturber et/ou celle d’avoir les rapports sexuels sont en berne.



Commencez par oublier tout ce que vous avez lu dans les magazines de l’été qui vont vous conseiller en somme d’enfiler des sous-vêtements sexy et de tester un ersatz de BDSM. On recommence.



Elle repart, puis elle revient


Même si cela ne nous plaît pas, car en tant qu’humain.es, on préfère lorsque que tout est table, voire réconfortant : la libido ne tient pas en place. Elle fluctue selon les événements de vie, selon l’âge, selon le cycle, selon l’humeur, selon le contexte, selon le bien/mal-être, selon le statut de la relation amoureuse. Bref, décortiquer les causes de la baisse de libido, c’est un véritable sac de nœud. On va y aller pas à pas.


Désir spontané, désir réactif


Le désir s’articule de deux manières. Et encore une fois, il n’est pas fixe. Certaines personnes vont avoir ce qu’on appelle, un désir spontané : c’est à dire qu’on cherche activement le plaisir sexuel grâce à l’activation de stimuli, de fantasme, de tension active. Et d’autres, ont un désir réactif : c'est-à-dire qu’il va s’éveiller uniquement lorsqu’il se retrouve face à une excitation physique. On déconstruit déjà l’idée que le fait de ne pas avoir de désir spontané, ne signifie pas que l’on a pas d’attirance sexuelle puisqu’on peut tout de même répondre au désir réactif. Vous comprendrez donc que dans certains couples, si l’un a un désir spontané, et l’autre un désir réactif, c'est la combinaison la plus simple. Mais pas forcément la combinaison idéale ! Car on peut se retrouver face à un scénario où l’un se plaint que l’autre n’initie jamais et inversement, qu’il ou elle a tout le temps envie. Idem pour deux désirs spontanés. Lorsqu’on se retrouve face à deux désirs réactifs, cela peut être plus compliqué, car il y a plus de difficulté dans l’initiation des rapports, bien que l’attirance soit là. Hop, un nœud en moins.


Les catégories des causes de la baisse de désir


Les catégories sont au nombre de cinq, les causes elles-mêmes sont innombrables, subjectives et personnelles :


  • L’image de soi (confiance en soi, image négative, désamour du corps, imaginaire pauvre en fantasme…)

  • La personnalité (difficulté à lâcher prise, propension à éviter les désagréments, difficulté à accepter et occasionner la nouveauté, l’anxiété, la dépression, l’angoisse…)

  • Les problèmes de couple (conflits, incompréhensions, trouble sexuel chez le/la partenaire, communication, manque de connexion émotionnelle…)

  • L’éducation sexuelle (méconnaissance du corps et du plaisir, perception du sexe comme “sale”, barrières religieuses ou culturelles, mythes et préjugés autour du plaisir…)

  • Les événements de vie (âge, grossesse, post-partum, conflits dans le couple, situation financière et sociale, maladie) et le contexte (fatigue, charge mentale…)


Comment s’y retrouver, comment y remédier


Si vous souffrez d’une baisse de désir, que vous avez l’envie d’avoir envie,