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The Gapiannist – Where sex conversation takes place

Pourquoi se masturber ?


Jess, Clem et les girls du Collectif Junon font frémir Paris avec leur programmation d’évènements féministes et éclectiques, leur blog éponyme depuis 2015 déconstruit les schémas préconçus sur la sexualité de notre époque. Si vous ouvrez l’œil, vous avez d’ailleurs peut être aperçu Clem sur sa Pussyclette bleue livrer leur brillant magazine Hystérique aux quatre coins de Paname. Gapianne s’associe à Junon pour vous présenter une sélection de sujets passés au scalpel par le collectif, et bien sûr le dernier numéro d’Hysterique est disponible à la vente ici, bonne lecture !









« Les plaisirs de la vie sont les plus simples ». Vrai. S’acheter un jean parce que le nôtre est sale, craquer sur une tarte au citron en vitrine, ouvrir un pot de confiture neuf, mettre un doigt, puis deux (dans la confiture, bien entendu)


Les petits plaisirs personnels sont parfois les plus sympas, et c’est bien pour cela que 7 femmes sur 10 se masturbent. Non, vous n’êtes pas les seules, et cela ne devrait plus être tabou de nos jours.


La masturbation, qu’est ce que c’est et comment ça marche?


C’est tout simplement une pratique sexuelle qui consiste à provoquer le plaisir sexuel, seul.e, sur son corps et par stimulation des parties génitales et autres zones érogènes.


Cette pratique se fait par le biais de son propre corps ou alors avec des objets extérieurs conçus à cet effet (ou pas..laissons libre court à la créativité;)


La masturbation peut être pratiquée seul.e, ce qui est intéressant car très différent des relations que tu peux avoir avec un.e partenaire. Mais elle peut aussi être pratiquée en groupe, par stimulation de ses propres zones ou par stimulation des autres personnes présentes. Chacun.e fait selon ses goûts.


D’ailleurs chacun.e la pratique comme il.elle veut, soit avec son propre corps, avec des objets externes, par frottement du clitoris ou pénétration directe. Par stimulation d’autres zones érogènes que les parties génitales, comme l’anus par exemple.


Ne pas oser en parler. Mais pourquoi donc ?


La masturbation fait partie de nos réflexes depuis tout petit, les primates d’ailleurs la pratiquent aussi souvent que nous. Ne trouves-tu pas ça complètement aberrant, qu’après tant d’années, ce sujet reste tabou alors qu’au fond tout le monde sait ce que fait Jean-Pierre ou Carole quand ils ont besoin de satisfaction ? En réalité, ce blocage au sujet de la masturbation remonte au Moyen- âge. Cette pratique était reconnue comme déviante, car elle était jugée contraire au sens de la reproduction. Des ceintures anti-masturbation ont même été créées afin d’éviter tout « débordement ». Mais c’est à partir du XXe siècle que la masturbation n’est plus jugée comme déviante mais comme une récompense par stimulation. En effet, se masturber mène le plus souvent à l’orgasme qui lui, stimule la zone de récompense du cerveau.


Par la suite, des études sociologiques et comportementales ont montré que l’humain n’adopte plus alors un comportement reproductif mais un comportement érotique. Le but fonctionnel du sexe a donc changé, laissant le coït pour les relations à deux, et incluant le plaisir par masturbation ou l’apprentissage de son propre corps.







Une enquête du NHSLS menée en 1990 montre alors que différents facteurs peuvent influencer la fréquence de masturbation. Tout d’abord la nature du sexe.


Les “hommes” se masturbent plus en quantité dans une vie mais de façon irrégulière selon leurs relations amoureuses. En effet, un homme en couple se masturbera bien moins, ce qui n’est pas le cas chez les femmes. Il a été démontré que les “femmes” ne se masturbent pas par manque ou compensation mais pour l’appétit sexuel.


L’âge est aussi un facteur important. Cette étude montre que les femmes sont plus nombreuses à se masturber entre 25 et 50 ans que pendant la puberté ou après la ménopause.


Outre l’âge et le sexe, qui sont les deux plus grands facteurs de fréquence, l’appartenance ethnique, la religion et le statut marital font aussi partie des catégories, bien que moins importantes.


Du point de vue de la santé, il est très sain de se masturber, cela entretient le cerveau grâce au système de récompense, gorge ton corps de bonnes hormones, et surtout, d’après une étude menée sur 30 000 “hommes”, une constance d’au moins 5 éjaculations par semaine entre 20 et 40 ans réduirait considérablement tes chances d’avoir un cancer de la prostate, monsieur. Pour ce qui est des femmes cis , il faudrait une constante d’environ 14 orgasmes par mois pour réduire tes chances d’avoir un cancer du sein. Alors tou.tes à votre masturbation.








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