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Comment savoir si on a le syndrome du choc toxique ?




Son nom fait peur, le “syndrome du choc toxique”, on en entend parler depuis nos premières règles mais qu’est ce que c’est exactement ? Comment le détecter et le reconnaître ? Parce qu’il vaut mieux prévenir que guérir, suivez notre guide, on vous explique tout avec Dorothée de chez Jho (le spécialiste des protections menstruelles sans additifs et bio).


Qu’est ce que le syndrome du choc toxique ?

C’est une maladie infectieuse rare mais grave provoquée par la prolifération du staphylocoque doré. Le staphylocoque est présent naturellement dans notre organisme et dans la muqueuse vaginale et ce n’est pas forcément mauvais. Cependant on peut être porteuse d’une souche particulière de cette bactérie : staphylococcus aureus qui peut devenir dangereuse si elle se développe (entre 1 et 4% des femmes seraient porteuses de cette bactérie).


Quelles sont les causes du syndrome du choc toxique ?

  • Il se manifeste chez les personnes menstruées pendant les règles

  • La souche staphylococcus aureus présente dans la flore vaginale de la personne menstruée doit être productrice d'une toxine appelée TSST-1

  • Le choc intervient si la personne concernée garde une protection hygiénique interne (tampon, cup, éponge) trop longtemps. C’est la stagnation du sang dans le vagin qui peut provoquer un milieu de culture favorable au staphylocoque

Les protections externes (serviettes et culottes menstruelles) peuvent aussi présenter des risques (plus rares).


Quels sont les symptômes du syndrome du choc toxique ?

Ce sont les mêmes symptômes qu’une gastro-entérite ou que la grippe au début de l’infection avec :

  • De la fièvre

  • Une baisse de la pression artérielle

  • Des maux de tête qui peuvent engendrer des vomissements, des douleurs musculaires, de la diarrhée.

On peut aussi faire un malaise ou perdre connaissance. Il est très important de retirer tout de suite la protection hygiénique et de se rendre aux urgences à l’hôpital dès que l’on constate l’apparition de ces symptômes.

Lorsque la toxine passe dans la circulation sanguine, elle va aller s’attaquer aux organes vitaux, qui cesseront petit à petit d’irriguer les membres. Dans les cas les plus graves cela peut provoquer des nécroses et la mort de la personne touchée, mais ces cas sont extrêmement rare.


Comment se soigner du syndrome du choc toxique ?

Comme nous vous l’avons dit, dès l’apparition des symptômes et après avoir retiré la protection menstruelle, il faut tout de suite aller aux urgences. Une fois à l’hôpital, on administrera à la patiente un traitement en intraveineuse puis une prise d’antibiotiques. Le plus souvent c’est en services de réanimation que la patiente sera admise. Si il y a gangrène, ce qui est extrêmement rare, la/le patiente peut subir une intervention chirurgicale d’amputation.


Comment éviter le syndrome du choc toxique ?

Il est très important d’avoir une bonne hygiène menstruelle afin d’éviter de contracter un syndrome du choc toxique :

  1. Respectez les recommandations d’utilisation des tampons et des cups : entre 4 et 6h maximum.

  2. Lavez vous toujours bien les mains avant de mettre ou de retirer vos protections périodiques.

  3. Stérilisez vos cups menstruelles, si vous en utilisez.

  4. Ne gardez pas trop longtemps votre tampon et vos autres protections hygiéniques, ne dépassez pas les 4 à 6 heures avec du sang stagnant à l’intérieur de votre vagin. Pour la nuit on privilégie les culottes menstruelles et les serviettes hygiéniques, que l’on change régulièrement également.

  5. Veillez à bien utiliser un tampon en fonction de votre flux menstruel, afin de ne pas garder du sang menstruel stagnant trop longtemps à l’intérieur du vagin.

  6. Si vous avez déjà eu un choc toxique staphylococcique menstruel, ne portez plus de de protections périodiques internes (tampons, cups), pour éviter une récidive.

  7. Ne pas porter de protections périodiques internes en dehors de la période de vos règles.

Quel lien entre le Syndrome du Choc Toxique et la composition des protections périodiques ?

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a publié un rapport fin 2019 afin d’évaluer la sécurité des protections intimes. Dans ce rapport, l’ANSES a cherché à estimer les risques par rapport au staphylocoque doré et la composition des cups et tampons. Bien que le rapport ait relevé la présence de substances chimiques dans les protection menstruelles non bio (tampons, serviettes hygiéniques et protèges slips) et les cups, il n’y a pas eu de mise en évidence de risque lié à la présence de ces substances. La relation directe avec le syndrome du choc toxique est davantage liée aux conditions d’utilisation des protections intimes. Le risque de développer une maladie augmente avec une utilisation prolongée d’une protection interne.

On recense environ 20 cas de syndrome du choc toxique en France chaque année. Alors même si ces chiffres peuvent sembler très bas, ils sont en croissance depuis les années 90 et avoir une bonne hygiène intime et menstruelle est essentielle pour éviter les infections !


C’est en s’informant sur le choc toxique et en en parlant plutôt qu’en évitant la questions que nous l’éviterons ! Gapianne vous guide pour vous permettre de mieux comprendre ce dont il est question, et de réagir le plus rapidement possible si vous reconnaissez les symptômes. Par ailleurs, nous sommes toutes différent.e.s et avons des critères de sélection qui nous sont propres. Trouvons la protection menstruelle qui nous convient le mieux en faisant bien attention à suivre les recommandations d’utilisation. Vous pouvez lire notre article sur les tempons et les cups ou celui sur les serviettes hygiéniques et les culottes menstruelles pour choisir votre protection de manière éclairer et décider par exemple d’ alterner vos protections menstruelles pour plus de confort, de praticité , de sécurité !